Road trip Côte-Nord et Gaspésie – Québec (2/3)

Bienvenue dans le second article d’une série de 3 dans laquelle on vous partage nos images et découvertes de notre voyage en van, sur la Côte-Nord et en Gaspésie, deux régions de notre magnifique province d’accueil qu’est le Québec.

Ce – bien trop – court séjour a eu lieu fin juin jusqu’à début juillet 2020, année atypique marquée par l’apparition de ce cher COVID-19!

Si tu n’as pas eu l’occasion de lire le premier article de la série, on te fait découvrir la Côte-Nord.

JOUR 6 – De Matane (Gaspésie) à Cap-Seize

En débarquant du traversier la veille en fin d’après-midi, nous avons choisi d’aller nous installer pour la nuit à l’arrière d’un centre commercial en bordure de la route 132 à Matane, où une section du stationnement autorise les vans et VR à rester pour la nuit, gratuitement. L’endroit est calme et nous a permis, en plus de bien dormir, d’assister à un coucher de soleil sublime sur le fleuve St-Laurent! 🙂

Le lendemain matin, 6ème jour de notre voyage, nous prenons notre petit déjeuner au pied de l’ancien phare de Matane, qui sert maintenant d’accueil touristique. Nous prenons ensuite la route vers l’est, en direction de Sainte-Anne-des-Monts.

La plupart des touristes de la région faisant le tour de la Gaspésie dans le sens anti-horaire, nous avons choisi de le faire dans le sens horaire, histoire de ne pas faire comme tout le monde (nous tentons de fuir le tourisme de masse depuis notre grand voyage!).

Bon, nous avons en fait très vite compris pourquoi il est plus aisé de faire le tour dans le sens anti-horaire : la côte se trouvant toujours sur notre droite en circulant, il est plus facile de se tasser à droite avant de tourner où bon nous semble sans risquer de se faire happer le pare-choc arrière par un semi-remorque lancé à pleine allure qui nous collerait le derrière!

Disons que plus d’une fois nous avons, dans notre cas, préféré tourner à droite puis faire demi-tour pour aller voir un point d’intérêt repéré sur notre gauche, afin de garder notre véhicule intact!

Malgré cela, on a quand même survécu et on en a pris plein les yeux. Entre eaux et terres, la route 132 vaut la peine d’être quittée pour entrer dans les petits villages qu’elle longe, c’est là que nous y faisons les plus belles découvertes, des bâtiments ancestraux typiques aux criques de pêche cachées.

gaspésie route 132 québec
éolienne gaspésie québec
gaspésie québec drone dji

Nous faisons un arrêt spontané dans un petit lieu-dit au bout de la rue des îlets, en contrebas de la route 132, un peu avant d’arriver à Les Méchins. Nous y découvrons une petite île, à quelques mètres du rivage, où niche une colonie de cormorans, à même la roche. Ces derniers nous offrent un balai en vol incroyable pour se rendre sur leur site de pêche tout proche. Une chance que nous avions apporté avec nous nos lunettes d’observation pour profiter pleinement du spectacle.

Le lieu étant accessible via un petit hameau calme et paisible où vivent quelques âmes seulement, nous nous faisons tout petits pour ne pas déranger.

Mais notre van Cochrane lui, mignon comme il est, n’est pas passé inaperçu; très vite, un monsieur vient à notre rencontre. Il s’appelle Normand et est un habitué de la région, voyageant lui aussi en T3 Westfalia, stationné non loin de là, face au fleuve. Nous échangeons un long moment avec lui.

Ces rencontres, au gré de la route, nous font du bien et nous marquent, alors même que, comme beaucoup d’autres personnes rencontrées sur les routes auparavant, il y a de grandes chances que nous ne recroisions plus jamais Normand.

Mais qui sait? Le monde nous a montré plus d’une fois qu’il était si petit!

Nous faisons un arrêt casse-croûte à Cap-Chat au très populaire Bistro “Valmont Plein Air” dont nous n’avions lu que du bien et y dégustons un succulent fish&chips que nous vous conseillons.

Après cet arrêt plaisant, Steven est parti s’amuser sur les sentiers balisés de la baie de Cap-Chat et y a rencontré Pedro le crapaud qui est devenu son modèle pendant quelques instants, alors que Cindy a profité du soleil pour un petit somme bien mérité.

crapaud animal macro

Ce soir-là, nous poserons notre van à la halte municipale du hameau de Cap-Seize, situé à l’intérieur de la péninsule gaspésienne, sur la route 299 menant au Parc National de la Gaspésie où nous planifions une randonnée le lendemain.

Le beau temps est au rendez-vous et nous en profitons pour faire de l’exploration aérienne du secteur avant de nous réfugier à l’intérieur du van pour le souper pour cause d’attaque violente de moustiques!

Aaaaaaaahhhh le Québec et ses moustiques!!!

On le sait pourtant qu’il faut éviter d’aller se promener dans les bois dans la période de la fin juin / début juillet si on ne veut pas se faire attaquer, mais il faut croire qu’on oublie année après année!

parc gaspésie drone québec

van westfalia kombi T3

JOUR 7 – De Cap-Seize à Mont-Louis – Parc National de la Gaspésie

La nuit fut pluvieuse, le matin aussi! Nous nous préparons psychologiquement à faire une randonnée sous la pluie au Parc National de la Gaspésie car, de toute façon, c’est aujourd’hui ou jamais, nous sommes à l’entrée du parc!

On reprend donc la route sous la pluie, dans une ambiance de brume un peu mystique, à l’affût d’éventuelle faune. Par expérience, c’est souvent ces journées-là, plus fraîches et moins achalandées, que nous faisons les meilleures rencontres!

Notre instinct nous invite à nous arrêter sur un petit parking caché, au milieu des bois, le long de la route du parc. Nous suivons à pied un petit sentier qui nous mène à une plateforme offrant un point de vue sur la rivière, une cabane de pêcheurs et des pêcheurs attendant que le saumon morde la ligne, les pieds dans l’eau.

La scène est photographiquement sublime, le son de l’écoulement de l’eau, de la pluie qui tombe sur la forêt et de la faune alentour est envoûtant. Le cliché parfait du Canada!

Seuls, nous resterons là près de 30 minutes. C’est officiel, nous avons déjà les pieds trempés!

rivière parc sépaq gaspésie

Au Parc National de la Gaspésie, nous laissons l’ascension du fameux Mont-Albert aux experts (tant pis, nous ne verrons pas les caribous de la Gaspésie qui y vivent) et décidons de nous attaquer au un peu plus accessible Mont Ernest-Laforce.

On nous informe à la maison du parc que nous avons des chances d’y observer des orignaux. Trop bien!

La pluie du matin ayant découragé bon nombre de marcheurs, nous sommes dans les premiers arrivés sur le site. Quelques gouttes tombent encore, la forêt est humide et d’un vert flashy!

En moins de 20 minutes de marche, nous croisons déjà un premier orignal. C’est une femelle. Des petites oreilles dépassant des fougères mouillées indiquent qu’elle est suitée de son veau. Maman orignal broute tranquillement tout en s’approchant du sentier, d’où nous l’observons. En présence du petit, nous restons prudents, il ne faudrait surtout pas que celui-ci décide de passer de l’autre côté du sentier, auquel cas nous nous retrouverions entre lui et sa mère, ce qui est toujours une mauvaise idée!

Au bout de 45 minutes passées auprès d’eux, la famille s’est rapprochée et se trouve à moins de 3 mètres de nous! Photographiquement parlant, Steven est aux anges, ça déclenche fort! Amoureuse des animaux, Cindy l’est tout autant.

Pouvoir observer ces géants de si près, les entendre mâcher la végétation, les sentir, voir les bobos de peau que leur infligent les moustiques et autres mouches féroces, est une chance inouïe. Les animaux eux aussi nous observaient, sans crainte. Nous vivions là un autre moment magique de notre voyage, un de ceux qu’on n’oubliera pas de sitôt!

orignal parc national gaspésie canada
orignal parc national gaspésie canada

 Avez-vous déjà essayé de vous connecter avec un animal sauvage? Nous, on peut dire qu’on l’a fait, et ça fait un bien fou!

Au cours de la randonnée, nous aurons la chance d’observer 3 autres orignaux dans les bois, dont un autre bébé mais aussi bon nombre d’insectes et d’oiseaux s’invitant sur le sentier.

Le sentier proposé par la Sépaq sur le Mont Ernest-Laforce est un des plus beaux qu’on aura fait au Québec tant il est atypique de par sa végétation et les points de vue qu’il offre. Si vous avez l’occasion de visiter le parc, prenez le temps de parcourir cette section, vous ne le regretterez pas!

randonnée parc national gaspésie canada

En quittant le parc, nous reprenons la route direction Sainte-Anne-des-Monts et quittons la forêt pour retrouver le bord de l’eau, pour ensuite continuer notre tour de Gaspésie.

Nous passerons la nuit sur la municipalité de Mont-Louis, où les VR ne sont malheureusement autorisés de stationner qu’au camping municipal Parc et Mer

Ne voulant initialement pas payer 27$ pour un emplacement sans service dans le camping, on a tourné un moment à la recherche d’un spot autorisé pour boondocker. Mais, quand nous avons enfin réussi à trouver un endroit à l’intérieur des terres où aucun panneau n’interdisait l’accès, ce sont nos chers amis les moustiques qui ont fini par nous déloger.

Ne nous demandez pas comment, ces carnivores ont trouvé ce soir-là un passage pour entrer dans le van, toutes fenêtres fermées!

Alors que nous devenions fous et commencions à penser à une alliance entre les moustiques et la municipalité, nous avons capitulé et pris le chemin du camping municipal…

Une chance, le coucher de soleil sur le fleuve St-Laurent y était sublime et puis… il faut dire qu’une bonne douche chaude n’était pas de refus!

JOUR 8 – De Mont-Louis à Rivière-au-renard

Journée relax de récupération aujourd’hui.

Nous avançons doucement et profitons de la route et ses attraits. Ainsi, nous prenons le temps de lire à l’ombre d’un arbre au phare du Cap Madeleine, mangeons une belle salade à la halte routière sur les hauteurs de Grande-Vallée, nous arrêtons sur la plage de galets ronds ventée de l’Anse-à-l’étang, recueillons de l’information touristique à l’Anse-à-Valleau (le bureau est bien triste, complètement désert de documentation, COVID oblige 🙁 ) pour finalement poser notre van sur un vaste stationnement près du port de Rivière-au-renard afin d’y passer la nuit.

phare canada gaspésie

route 132 nord gaspésie canada

JOUR 9 – De Rivière-au-renard à Cap-aux-os – Parc National de Forillon

La nuit fut…secouante! Un violent orage d’éclairs et de tonnerre s’est abattu sur nous toute la nuit, illuminant l’habitacle d’une lumière vive à chaque éclair! Cindy adorant le tonnerre, elle a adoré sa nuit (si si, c’est vraiment vrai!).

Au programme aujourd’hui, une visite au Parc National de Forillon pour espérer observer la pointe emblématique du bout de la péninsule gaspésienne! La randonnée fut belle et, bien que très humide, ne fut pas pluvieuse (nos chaussures ne sont encore même pas sèches depuis le Parc de la Gaspésie!!).

parc forillon gaspésie

Malheureusement, le temps que nous puissions atteindre la tour d’observatoire permettant d’observer la pointe, un épais brouillard était tombé, nous empêchant de profiter de la vue!

Steven ne voulait pas lâcher l’affaire et, certain que le brouillard se lèverait, a patienté 1h30 au sommet de la tour…

Autant vous dire que Cindy, à ses côtés, mi-ennuyée, mi-frigorifiée, mi-teintée de vertiges (c’est haut quand même!) a un peu beaucoup boudé pendant tout ce temps-là, jusqu’à finir par convaincre Steven que là, fallait vraiment y aller. On regardera la pointe sur une carte postale, ça fera – presque – pareil!

forêt gaspésie parc forillon

parc forillon gaspésie panoramique

Après 1h30 d’attente, c’est la meilleure vue que nous aurons réussi à avoir depuis le haut de la tour d’observation du Parc de Forillon!

Ce n’est finalement que depuis le bas de la colline, sur le chemin du retour vers le stationnement, que nous profiterons de la vue sur la pointe et sur la biodiversité incroyable d’oiseaux et de mammifères dont regorge cette aire protégée (nous avons vu des pingouins et plein de phoques!).

parc forillon gaspésie canada

Ce soir là, nous passerons la nuit sur la commune de Cap-aux-os dans un endroit très calme.

JOUR 10 – De Cap-aux-os à Coin-du-banc

Après une nuit paisible, nous partons au petit matin marcher à la Baie de Penouille (péninsule faisant partie du Parc National de Forillon) où un sentier a été aménagé le long d’un très joli marais salant. Nous sommes les premiers arrivés sur les lieux, le stationnement est vide et avons le site pour nous tous seuls, profitant du silence de la nature.

Ne pouvant ensuite visiter le site d’interprétation Micmac, fermé en raison de la COVID, nous prenons notre petit déjeuner au centre-ville de Gaspé (plus grande ville de Gaspésie) avant de faire un tour de vélo (ce sera le seul de notre séjour!) sur la piste cyclable liant le centre d’information touristique à Haldimand Beach. Nous nous arrêterons cependant à mi-parcours au bord d’une petite crique pour profiter de la vue!

steven vélo gaspésie
piste cyclable gaspé

Nous reprenons la route et nous arrêtons plus loin à la Pointe Saint-Pierre, la plus orientale de la péninsule gaspésienne, dont le site est reconnu pour l’observation d’oiseaux et animaux marins. Nous sommes en fin de journée et les derniers visiteurs quittent le site. Une fois encore, nous sommes seuls et profitons du silence pour observer les animaux.

La nuit tombant vite, il est déjà temps de trouver un endroit pour la nuit.

Nous rejoignons la fine languette de terre de Coin-du-Banc, plus au sud, traçant la séparation entre le Golfe du Saint-Laurent et un vaste marais salant débordant de vie sauvage. Jadis, le train reliant Montréal à Gaspé passait sur cette bande de terre mais, faute d’entretien de la voie, la ligne n’est plus utilisée depuis 2013.

L’endroit est vraiment beau, et encore plus vu du ciel. D’ailleurs, il est apparemment réputé et nous ne sommes pas les seuls vans à passer la nuit ici… certains respectant les règles de préservation de l’environnement, certains autres non, malheureusement… 🙁

Amis voyageurs, SVP, ne roulez et ne marchez pas dans les espaces protégés, ils sont précieux!

chemin de fer gaspé gaspésie

C’est sur cet endroit magique que nous terminons notre second épisode de notre voyage sur la Côte-Nord et en Gaspésie. On espère qu’il vous aura donné envie de partir découvrir cette belle région du Québec qui vaut vraiment le détour!

On vous dit à très bientôt pour le 3e article! 😉

stendy vélos gaspésie canada

CONSEILS PRATIQUES

Les applications mobiles qui nous ont été utiles

  • IOverlander : application pour trouver les sites de boondocking*
  • Park4Night : application pour trouver les sites de boondocking*
  • Google Earth : utile pour repérer des parkings ou terrains vagues depuis le ciel*

*Toujours tenir compte des indications sur place et ne pas stationner si le camping est interdit ou si le terrain est privé. Dans toutes les situations, simplement s’arrêter pour la nuit en étant le plus discret possible et laisser le site plus propre que vous ne l’avez trouvé en arrivant.

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