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Vientiane – la tranquille capitale du laos

Après notre arrêt à Vang Vieng, nous avons rejoint en bus la capitale Vientiane, 150km plus au sud.

Le minibus de 9h deviendra le bus VIP de 10h

Pour quitter Vang Vieng en bus, comme on l’expliquait à la fin de notre dernier article, il n’était pas très clair à quel endroit se rendre pour attraper un bus. Et, on a eu beau demander des renseignements à différents locaux, on n’a pas reçu deux réponses identiques!

Comme on était un peu confus, nous avons opté pour l’option « réservation du bus via notre hôtel »! L’avantage est que le mini bus qui devait nous amener jusqu’à Vientiane venait nous récupérer directement à l’auberge, nous faisant économiser quelques kilomètres à pied.

On trouvait ça plutôt facile jusqu’au moment où notre chauffeur de mini bus s’arrête au milieu de l’ancienne piste de l’aérodrome de Vang Vieng et nous demande de descendre pour monter dans un méga-bus, ceux qu’ils appellent les VIP.

N’étant que nous 2 à bord, on s’est dit que le bus ne partirait jamais avec aussi peu de passagers et…on a eu raison!

Finalement, on a attendu plus d’une heure à bord que le bus se remplisse avec des touristes que des voiturettes de golf amenaient jusqu’au pied du bus. Une chance qu’on a fait la réservation auprès de l’hôtel car nous n’aurions jamais eu le reflex de venir au milieu de la piste dans l’espoir de trouver un bus.

C’est ainsi que le départ prévu pour 9h avec un mini-bus s’est transformé en départ à 10h dans un méga bus… On s’en tire bien car l’attente ne fut finalement pas si longue et on y a gagné en confort donc nous ne sommes pas à plaindre.

Le trajet s’est une fois de plus bien passé et bien que le code de la route au Laos soit du genre chaotique (on double un peu n’importe où et surtout juste avant une courbe mais cela ne cause pas de problème tant qu’on klaxonne pour prévenir tout véhicule qui viendrait en face de nous! 😊 ). On a de toute façon un bon karma et on fait pleine confiance à notre chauffeur de bus. Pas d’autre choix de toute façon, hein?!

La bonne nouvelle dans tout ça est que, pour une fois, le bus nous a déposé en plein cœur de Vientiane, à 200m de notre hôtel! Ça fait plaisir!

Vientiane et son petit centre-ville

Nous avions beaucoup entendu de la part d’autres voyageurs que Vientiane ne valait pas la peine de s’arrêter tant elle était petite et ne présentait aucun intérêt.

Alors, c’est vrai, on doit l’admettre, c’est une petite capitale! En effet, il n’y a pas grand-chose à faire. Mais ce n’est pas grave, on y a quand même passé un bon séjour de 3 jours à se balader et se perdre dans ses rues et on a plutôt apprécié l’ambiance « tranquillou pompon » qui y règne.

L’arc de triomphe Laotien

Premier arrêt obligatoire : L’Arc de Triomphe de Vientiane, de son vrai nom : Patuxai.

Le terme est un nom composé, « Patuu » signifiant « porte » ou « passage », et « xai » signifiant « victoire ». « Patuxai » signifie donc littéralement « Porte de la Victoire ».

Le monument, bâti entre 1957 et 1969, est dédié aux personnes ayant combattu contre la France pour l’Indépendance du pays. L’arche a été dessinée par un architecte Laotien et fut construite à l’aide de fonds et de ciment américains, destinés à l’origine à la construction d’un nouvel aéroport. Le gouvernement royal laotien ayant choisi de bâtir le monument à la place, cela lui a valu le surnom de « piste verticale ».

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Vue depuis le sommet de l’Arc de Triomphe

Nous avons trouvé l’arche assez charmante… de loin! Quand on s’approche et qu’on monte à l’intérieur, on se rend compte que les finitions sont absentes et que le monument aurait cruellement besoin d’entretien.

Parce qu’il faut quand même que ça rapporte, l’entrée du monument est payante (3000 kip /personne=0.50$CAD, ça va!) et des boutiques souvenirs débordent de bibelots inutiles à l’intérieur!

La Poste Laotienne

Second arrêt obligatoire : Le bureau de Poste! Ouais, on avait des cartes postales à envoyer, so old school!

On a été étonnamment surpris de voir à quel point le bureau de poste était vaste et propre, du grand luxe! L’accueil a été chaleureux et souriant (ça, ce n’est sûrement pas dû à l’influence française!) et l’employé a pris la peine d’étamper nos cartes une par une sous nos yeux avec le fameux tampon écrit en français « Par avion ».

L’intérieur impeccable du bureau de poste de Vientiane

On s’y est tellement senti bien (et surtout au frais!) que nous y sommes restés un moment, installés sur une table. Comme quoi, comme on a du temps, on se met à visiter des endroits vraiment atypiques!

Centre commercial à l’asiatique

Troisième arrêt : un centre commercial situé de l’autre côté de la rue face à la Poste.

Là, pas de Chanel ou Dior, non, on est dans le vrai de vrai centre commercial à l’asiatique! Des centaines de kiosques se montent les uns sur les autres et vendent tous la même chose : des copies, des copies et des copies, principalement! Du bon vieux fake quoi!

Le prix de l’électronique est quant à lui exorbitant si bien que nous ne pourrions même pas nous permettre les téléphones qu’ils vendent !!

Nous adorons nous promener dans ces endroits pour observer les coutumes des locaux qui, eux, nous regardent curieusement, se demandant ce que deux touristes font ici!

Quelques photos en vrac des rues de Vientiane

La présence française est encore bien là!

Vue de notre chambre d’hôtel

Le réseau électrique asiatique, c’est comme sur les routes, c’est le bordel, mais ça fonctionne!

La statue aux mille poneys!

Lors de notre longue marche au travers de la ville, nous tombons sur une statue géante d’un ancien Roi de Vientiane de 1805 à 1828 : Chao Anouvong.

Dressé fièrement face au fleuve du Mékong et donc à la Thaïlande qui se trouve sur l’autre rive, on trouvait que ce roi avait de la prestance… jusqu’à ce qu’on découvre les centaines de mini-figurines de chevaux et d’éléphants qui s’enlignent tout autour du socle de la statue! Immédiatement, l’aspect sympathique du bonhomme a surgit!

PS : Pas de commentaire sur l’accoutrement coloré de Cindy ce jour-là!

Marché de nuit

Comme toute ville asiatique qui se respecte, Vientiane a bien évidemment elle aussi son marché de nuit, d’ailleurs assez important en surface. Nous l’avons visité avec Amélie et Maxime que nous avions rejoint, à la veille de leur retour anticipé en France.

Le marché s’active chaque soir, à la tombée de la nuit, quand la chaleur assommante diminue. Des femmes courageuses (il fait quand même encore 35°C) y suivent leur cours de gym sur le bord des rives du Mékong.

COPE Visitor Center

Le moment fort de notre passage à Vientiane restera la visite du COPE Visitor Center.

Celui-ci est situé à 1.5km environ à l’est de la ville et on peut s’y rendre facilement à pied ou en taxi/tuk-tuk depuis le centre-ville.

La COPE est un organisme dont la mission est d’aider les laotiens souffrant d’un handicap moteur en leur offrant l’accès à des prothèses, des orthèses et à des séances de rééducation physique dans le but de leur redonner de la mobilité et ainsi, leur dignité.

Depuis 1996, l’organisme, qui se rend dans les régions reculées du Laos à la rencontre des peuples les plus isolés et les plus pauvres, a aidé des milliers de personnes souffrant d’un handicap ou victimes des bombes UXO non-explosées datant de la guerre américaine, qui leur a fait perdre un ou plusieurs membre(s).

Le centre aux visiteurs est situé en plein cœur de la clinique médicale qui fabrique les prothèses, orthèses et autres fauteuils adaptés et l’on y côtoie des personnes handicapées de tout genre, ce qui est, déjà assez poignant.

Le musée qu’ils ont monté n’est pas très grand mais très bien fait et très touchant. Il met l’emphase sur les encore trop nombreuses victimes innocentes des « bombies », ces bébé bombes de la taille d’une orange, larguées par les américains durant la guerre et qui se trouvent encore enfouies dans le sol, dans les rizières, sous les maisons, sous les écoles et qui n’ont pas encore explosé…

On a recopié quelques chiffres sur leur site internet (que l’on vous conseille de parcourir pour ces petites vidéos bien faites) :

270 millions

Estimated number of sub-munitions (bombies) from cluster bombs dropped over Lao PDR between 1964 and 1973.
Le nombre estimé de sous-munition (les bombies) des bombes à fragmentation qui ont été larguées au-dessus du Laos entre 1964 et 1973.

2 million tons

Estimated ordnance dropped on Lao PDR between 1964 and 1973.

Le poids estimé de munitions qui ont été larguées sur le territoire du Laos entre 1964 et 1973.

580 000

Estimated number of bombing missions flown over Lao PDR between 1964 and 1973

Nombre estimé de missions de bombardement lancées au dessus du Laos entre 1964 et 1973.

Between 10% and 30%

Estimated failure rate of sub-munitions under ideal conditions.

Pourcentage estimé de sous-munitions (bombies) qui n’auraient pas explosé comme elles auraient dû.

80 million

Estimated number of sub-munitions that failed to explode.

Nombre estimé de sous munitions (bombies) qui n’auraient pas explosé et qui sont donc restées actives, quelques part dans le sol.

1,090,228

Estimated number of unexploded sub-munitions destroyed by UXO LAO from 1996 to December 2009.

Nombre estimé de sous-munitions (bombies) non explosées qui auraient été détruites par les équipes de UXO Laos (organisations qui travaillent au nettoyage du pays) entre 1996 et 2009.

~40

Estimated number of new casualties from UXO incidents every year in Lao PDR

Nombre estimé de victimes d’incidents dûs à des sous-munitions non-explosés, chaque année.

Au total, ce sont 30 000 personnes qui ont été tuées ou blessés à cause des bombes pendant le conflit (entre 1964 et 1973) et 20 000 personnes suite au conflit (de 1973 à nos jours). Parmi eux, 40% sont des enfants

Des équipes du UXO Laos (Laos National Unexploded Ordnance Program) travaillent tous les jours pour décontaminer le territoire, mètre carré par mètre carré, afin que les paysans puissent continuer de travailler dans leurs champs sans la boule au ventre de faire exploser une de ces bombies sous leurs pieds et pour que les enfants puissent jouer librement dans leur village.

Il faudra encore des années et des années pour que tout le territoire soit nettoyé. En attendant, il est fortement déconseillé pour tout touriste de s’aventurer en dehors des sentiers battus autrement qu’avec un guide au Laos.

UXO Laos mène aussi des campagnes de sensibilisation auprès des écoles pour apprendre aux enfants à se tenir éloignés des bombes et à ne pas les toucher. Malgré tout leur travail, de trop nombreux enfants sont victimes de ces bombies qui sont pour eux, des ballons pour jouer ou bien, pour les plus pauvres en manque d’argent, de la ferraille qu’ils pourront revendre au marché.

Et dire que le Laos n’a jamais été impliqué directement dans le conflit Vietnamo – Américain… Leur seul « tort » a été d’être le pays voisin du conflit où se seraient cachés quelques Viêt-Cong et c’est la raison pour laquelle ils se sont fait fortement bombarder…

La COPE a déjà aidé et aide encore des milliers de survivants pour leur redonner la mobilité et la joie de vivre.

Vous pouvez, comme nous, leur faire un don via leur site internet pour qu’ils puissent continuer à aider gratuitement les personnes qui n’en ont pas les moyens.

Et bien sûr, on vous suggère absolument de vous arrêter au musée si vous venez à Vientiane, c’est vraiment très bien fait.

Steven, trop contents de retrouver un bouton pour faire passer le petit bonhomme piéton à vert… Même si ça ne sert pas vraiment à grand chose…

CONSEILS PRATIQUES

OÙ DORMIR À Vientiane?

  • New Lao Silk Hotel : Petit hotel sympathique avec 5 étages sans ascenseurs (c’est le côté négatif pour ceux qui ont de grosses valises). La chambre était petite mais super mignonne et très propre avec vue sur la rue et les toits de la ville. Bon petit déjeuner inclus avec pain et fruits à volonté! On aime ça quand on peut manger beaucoup!

 

OÙ MANGER À Vientiane?

  • Restaurant français le Vendôme : On rêvait de manger autre chose que des pâtes et on avait entendu du bien de ce restaurant mais on a été très déçu. Ce restaurant n’a, selon nous, rien de français! Nous ne le conseillons pas.
  • Restaurant Ban Lao Beer Garden : Dans un petit jardin paysagé en plein milieu de Vientiane, ce petit restaurant bar sans prétention est vraiment au calme. Nous y sommes retournés 2 fois tant la nourriture était bon marché et vraiment bonne. En plus, le service est assuré par une grand-mère hyperactive super souriante (Prix pour une riz-frit : 14 000 kip =2.20$CAD par personne).

 

QUOI FAIRE À VIENTIANE?

  • COPE visitor center : Définitivement, ça vaut la peine de visiter ce petit musée, fort en émotion mais très intèressant!
  • Le marché de nuit : tous les soirs au bord du Mékong.
  • L’arc de Trimphe Patuxai.
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