16 choses inutiles à savoir sur la Thaïlande

Nous continuons nos anecdotes sur les pays, après celles sur la Nouvelle-Zélande et l’Australie! Voici 16 choses inutiles (ou pas) à savoir sur la Thaïlande. De l’environnement à la nourriture en passant par les moyens de transports, on espère que vous en apprendrez un peu plus sur notre premier pays visité en Asie du Sud-Est.

Les choses à savoir sur la Thaïlande

  1. Dans les rues, le premier son qui risque d’arriver à vos oreilles est la douce voix d’un thaïlandais hélant dans votre direction ces deux mots : « Tuk Tuk ?» (Souvent précédé d’un : «hey my friend! »). Mais qu’est-ce donc que ce fameux Tuk-Tuk? Il s’agit du moyen de transport le plus emblématique des rues de Bangkok (et surement de beaucoup de villes dans ce pays). Une sorte de moto avec banquette couverte à l’arrière, permettant de déplacer jusqu’à 6 passagers (bien qu’un peu serrés).Certains de ces Tuk-Tuk sont de véritables œuvres d’arts avec des enceintes et du chromage dans tous les sens, comme des voitures tunées dans nos pays occidentaux. Les chauffeurs de ces engins sont tout le temps aux aguets, à l’affut d’un touriste errant, pour lui lancer un : « Tuk Tuk ? » Un simple non ou un refus de la tête les fera immédiatement retourner à leurs occupations (bien souvent, la sieste ou surfer sur facebook sur leur cellulaire), dans l’attente d’un futur client.
  2. En parlant de réseaux sociaux, nous avons rarement vu autant de gens accrochés à leur téléphone, et plus particulièrement sur l’application de Facebook! Partout dans les magasins, sur les Tuk-Tuk, dans les restaurants, assis dans la rue, les gens semblent passer leur temps à regarder le reste du monde au travers de Facebook.Pourtant au Canada ou en Europe, les gens passent déjà beaucoup de temps sur leur cellulaire. Mais ici, nous avons eu l’impression que ce réseau social était affiché sur tous les écrans dans les mains des habitants (notamment à Bangkok). En bon deuxième arrive YouTube, sur lequel ils visionnent majoritairement des vidéos de chanteurs thaïlandais.

  3. Si ce n’est pas Tuk Tuk que vous entendez, ce sera surement : « Thaï Massage! ». Il s’agit des autres deux mots lancés à la face des touristes occidentaux, dès que ceux-ci passent devant n’importe quel salon de massages du pays. Un peut partout dans les villes vous trouverez un de ces centres prêt à vous masser les pieds ou vous détendre le dos pour 10$ par heure. Certains centres sont directement dans la rue, et il n’est pas rare de voir une brochette de touristes en train de se faire masser les pieds les uns à cotés des autres, les yeux rivés sur leur cellulaire, juste à côté de votre restaurant!On a testé le massage des pieds à Chiang Mai, mais pour ce qui est du véritable massage thaïlandais, on a préféré regarder les gens se faire manipuler tel des marionnettes désarticulées… Il faut dire que le massage thaïlandais est particulièrement violent en comparaison avec les massages que l’on a l’habitude de recevoir dans un Spa en occident.

  4. Les Lady-boy, ces fameuses femmes qui sont en fait des hommes! Bien acceptées par la société thaïlandaise, vous ne saurez jamais vraiment s’il s’agit d’une vraie femme, avant qu’elle n’ouvre… la bouche! Et encore, des fois ce n’est pas évident de déceler le vrai du faux. C’est bien fait quand même!Comme chantait le groupe Svinkels :

    Moi je trouve que transexuel ça ressemble à très sensuel
    Alors arrête ta cinoch, enlève ton culotte et met là tout nu ton zizi
  5. La prostitution, le grand fléau qui colle à la peau de la Thaïlande… Bien que légalement interdite, la prostitution est partout dans le pays, et notamment dans le sud et à Bangkok. Il est très facile de trouver des femmes, mais aussi des hommes travestis, pour assouvir vos besoins les plus primaires. Malheureusement, de nombreux enfants sont impliqués dans le réseau tentaculaire de l’industrie du sexe et on compterait près de 40 000 mineurs (source US Department of State, 2005). Près de 2 millions de thaïlandais travailleraient comme prostitués, ce qui en fait la première destination mondiale pour cette industrie… un bien triste record :(Certaines femmes, ou pire, fillettes, sont vendues plus cher car n’ayant pas le SIDA… Le tourisme sexuel fait des ravages et de nombreux occidentaux payent le prix fort pour avoir des relations sans capote avec celles-ci.

    Il existe des rues entières et même des sites internet pour choisir le ou la (ou les) partenaire(s) de son choix pour la nuit, ou carrément la semaine. Le plus attristant est de voir de vieux occidentaux aux cheveux gris, aux bras de femmes plus jeunes de 20 à 40 ans qu’eux (étrangement nous n’avons pas vu ce phénomène dans l’autre sens, à savoir de vieilles européennes avec de jeunes thaïlandais). Vous trouvez ça normal? Je ne pense pas, non!

    Certains ne se cachent pas pour appeler leurs enfants de l’autre côté de la planète, en demandant à leur jouet sexuel d’un jour, qui se trouve en face d’eux, de se taire pour passer leur appel (true story pendant notre voyage… ça nous dégoute).

    Heureusement, plusieurs ONG œuvrent pour éduquer les populations les plus pauvres (qui sont souvent les plus à risques) contre les risques liés au tourisme sexuel. Par exemple Empower, Education Means Protection Of Women Engaged in Recreation, une ONG Thaïlandaise offrant des cours de langues, de droits et des conseils individuels gratuitement aux travailleurs du sexe.

    Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que cesse ces activités immorales et que les riches occidentaux (mais aussi asiatiques, même si ce sont majoritairement des blancs dodus au ventre bedonnant) cessent de venir dans le pays pratiquer ce qu’ils se refusent dans leur pays d’origine…

    Pour conclure cette parenthèse accablante et choquante, comment ne pas parler des tristement célèbre Ping Pong Show, au cours desquels des femmes s’introduisent tout type d’objets dans leur sexe et l’expulsent devant un public ébahit (et surtout éméché) de la rue Khao San à Bangkok (et surement ailleurs dans la ville). Réducteur et blessant, cette pratique semble faire rayonner la débauche légendaire, et vraiment surfaite, de Bangkok.
    Il s’agit avant tout d’une arnaque à touriste pour leur extirper un maximum d’argent.

    S’il vous plait, si vous visitez la Thaïlande, ne participez pas à cette industrie, et refusez les demandes des rabatteurs poliment ou ignorez-les tout simplement!

    Bon c’était une longue anecdote, mais c’était mon coup de gueule sur une exploitation humaine qui me dégoute.

  6. La Thaïlande n’est pas surnommée le Pays du Sourire pour rien! Partout dans les rues, que ce soit en ville ou à la campagne nous avons eu le plaisir de voir de vrais et sincères sourires sur les visages des gens. Lorsque nous avons fait le tour de la ville en vélo à Ayutthaya, les habitants nous regardaient amusés en train de pédaler, en échangeant des signes de têtes et à chaque fois de beaux sourires. C’est agréable en tant que visiteur, et très souvent un sourire vaut mille mots!En plus les gens sont toujours très serviables et près à vous donner un coup de main ou vous donner des conseils!
  7. L’animal officiel de la Thaïlande est l’éléphant. Néanmoins cet animal est en danger, suite à une surexploitation de l’espèce et au braconnage agressif. Pendant longtemps, et malheureusement encore un peu aujourd’hui, une des grandes activités touristiques a été de monter sur le dos de nos amis les pachydermes. Cette pratique se fait au dépriment du bien-être de l’animal, avec l’utilisation de crochet en métal enfoncé dans leur peau (pour les « maitriser »).Il reste heureusement encore quelques éléphants sauvages, notamment dans la partie Est du pays. Il existe aussi des refuges accueillants les pauvres bêtes malmenées. Ces centres sont devenus de vraies attractions touristiques à leur tour, et c’est une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas voulu y mettre les pieds, comme expliqué dans notre Point Éléphant.

    Si l’éléphant est l’animal national, il est cependant plus rare que la fourmi! Cette petite coquine a le don d’être absolument dans toutes les maisons et se retrouve facilement dans votre nourriture si vous n’y faites pas attention… Elles aiment tellement nos aliments que nous avons dû développer un stratagème pour protéger nos vivres : avec une tasse et une petite coupelle remplie d’eau, notre sac étant posé en équilibre sur la tasse.

    Des petites rouges aux très grosses qui gigotent en groupe, vous en verrez absolument partout, même dans vos biscuits! Fait intéressant (et apeurant) : la biomasse totale de fourmis sur la planète est plus grande que la biomasse humaine !!! On vous laisse calculer la masse totale que cela représente et surtout la quantité astronomique de ce petit insecte (Pour info, il faut environ 4.5 millions de fourmis pour la masse moyenne d’un être humain).

  8. Les câbles électriques sont partout, et vous ne pourrez pas les manquer! Il y en a tellement devant les bâtiments, que parfois on ne voit même plus le nom du commerce ou de l’hôtel. Un beau sac de nœuds qui doit être un vrai casse-tête pour savoir quel câble il faut réparer lorsque l’on a une panne! Pourtant, le réseau internet est performant et nous n’avons pas assisté à de coupures de courant.De ce que l’on a compris, les câbles ne sont pas enfouis car à Bangkok le sol est trop humide et il y a trop de risques d’inondations. Dans le reste du pays, les câbles sont aussi tous apparents… donc soit l’ensemble du pays est inondable, soit on n’a pas compris ce que l’on nous a expliqué…


    Les monsieurs EDF locaux en pleine action pour réparer le réseau.

  9. Un peu partout dans les rues, on trouve des distributeurs d’eau potable. Il suffit d’apporter sa bouteille ou son bidon, et cette petite machine vous donnera de l’eau buvable pour la modique somme de 1baht le litre et demi. Efficace et pas cher!
  10. Aux toilettes, pas toujours de papier (et quand il y en a, c’est pour les occidentaux), mais un petit jet qui vous permettra de tout nettoyer! On a mis un bon moment à savoir quoi faire avec ce jet, même si on s’en doutait un peu… Peut être moins efficace ou développé que les toilettes japonaises complétement automatisées, mais au moins ça a le mérite de vous décrotter efficacement, tellement le jet est fort! Dans les toilettes moins évoluées, une simple bassine avec un petit récipient sera mise à votre disposition pour vous nettoyer le popotin après la grosse commission!A retenir, on se nettoie avec la main gauche, pour garder la main droite propre lorsque l’on doit serrer des mains 😊
    Allez, ne faites pas cette tête, en Europe on avait bien des bidets avant!

  11. Partout, je dis bien partout, des pèse-personnes sont disponibles dans les rues des villes thaïlandaises. Une vraie obsession du poids me diront certains! Ou alors un passe-temps quotidien dans ce pays où le monde semble manger tout au long de la journée.En tout cas, c’est bien pratique pour avoir une idée du poids de ses affaires lorsque l’on voyage autour du monde, ou tout simplement pour voir si notre dernier Pad Thai nous a fait gagner un tour de ceinture 😊

  12. T’as-tu vu mon beau balai? Le balai thaïlandais est tout une icône, avec sa conception particulière tout en matières végétales. D’ailleurs Cindy est tombée en amour avec cet objet du quotidien et aurait aimé en ramener un à la maison! Un peu gros pour mettre dans nos sacs. Vous verrez les thaïlandais s’en servir vraiment souvent, ce qui permet de conserver des rues assez propres.
  13. La cuisine thaïlandaise s’organise autour de 5 saveurs : salé, sucré, amer, acide et épicé. Tout est une question de balance entre ces éléments. Les ingrédients de base sont bien évidemment le riz, mais aussi la noix de coco et de nombreuses épices qui donnent ces saveurs si riches et variées. Les influences chinoises, birmanes et indiennes sont nombreuses, et il faudrait un article complet pour énumérer tous les plats que l’on peut déguster au restaurant.Parmi les classiques, on a retenu :
    Le Pad Thaï : des nouilles sautées avec une sauce au poisson (le côté salé), des légumes et de la viande (du poulet, ou parfois du bœuf)
    Le Tom Yum soup : une soupe avec généralement des grosses crevettes grises, très épicée!
    Les curry, jaune, vert et rouge : l’influence indienne, notamment pour le curry jaune avec du lait de coco et des pommes de terre. Parmi les trois, aucun n’est plus épicé que les autres. Tout dépend du nombre de piments que vous mettez dans la préparation de la pâte de curry.

    D’ailleurs, essayer de reproduire exactement certains plats en Europe peut s’avérer difficile car de nombreuses plantes sont endémiques à cette région du monde.

    La cuisine thaïlandaise est particulièrement épicée, avec l’utilisation de nombreux piments. Attention pour les estomacs sensibles! Comme dirait ma prof de cuisine à Chiang Mai : « If it is too spicy, add sugar».

     

  14. Il n’y a pas que le riz jasmin dans la vie! En Thaïlande, on mange aussi du riz collant (ou sticky rice en anglais, ou ข้าวเหนียว en thaïlandais). Ce riz doit tremper dans l’eau toute une nuit, avant d’être rincé et cuit deux fois. On obtient une sorte de pate collante, avec laquelle on peut faire des boulettes. Délicieux dans le dessert Mango with Sticky rice, ou comme boulette avec un curry! Le riz est tellement la base de toute la nourriture dans le pays, que le mot nourriture veut aussi dire… riz.
  15. Grillons, sauterelles, vers à soie… on mange des insectes un peu partout! Comme dirait un célèbre lionceau de dessin animé : « un peu gluant mais appétissant ». Personnellement, on n’a pas eu le courage de tester. À Bangkok, certains stands vous demandent 10 baht pour prendre en photo leur magnifiques insectes grillés à point !
  16. Des buddhas, des buddhas, encore des buddhas. Vous en aurez pour votre argent si vous voulez voir la représentation en statue ou en peinture de l’une des plus célèbres figures religieuses de la planète. Certains temples possèdent des centaines de statues dorées de ce personnage sacré.
    (vidéo buddha)
    Avec près de 95% de pratiquants, le bouddhisme theravada est la première religion en Thaïlande.
    On compte entre 200 000 et 300 000 moines dans le pays, sachant que tous les hommes doivent devenir moine au moins une fois dans leur vie. Souvent ils ne le feront que pour quelques jours ou quelques semaines, avant le mariage.

Voila qui termine notre série d’article sur la Thaïlande! Vous pouvez continuer de suivre nos aventures au Laos maintenant.


 

Pas encore de commentaires

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest